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Au début j’aimais beaucoup les campagnes Aubade. Je trouvais les images magnifiques, les femmes mises en valeur. Et puis, petit à petit j’aimais de moins en moins. C’est avec celle là au coin d’une rue que j’ai compris. Cette manière de parler des femmes comme si elles s’offraient en paquets cadeau aux hommes et puis cette manière de voir les rapports entre les deux sexes comme un jeu de force perpétuel. Et pourtant visuellement c’est “beau”,c’est artistique, en noir et blanc, un beau corps, une belle lumière. Alors il faut parler de la beauté. La beauté est un éblouissement superficiel derrière lequel se cache le meilleur comme le pire. Les artistes des années 70 qui refusaient l’esthétique l’ont très bien compris. Cela me fait penser au film de Léni Riefensthall sur les J.O de Berlin lorsqu’Hitler était au pouvoir, lumière magnifique, corps d’athlètes...et totalitarisme. |

olutes