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société

Jeudi 18 mai 2006
On parle d’esclavage à la radio, de son abolition. Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec la grande foire au « tourisme » (doux aphorisme) sexuel que sera, légalement !!, le mondial de foot à Berlin.
Dans l’abolition de l’esclavage, il est précisé que même l’esclavage volontaire est aboli.
Par Lauer
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Jeudi 18 mai 2006







Honte
Le mondial de football se prépare allègrement et si peu s’émeuvent de cette horreur que vont être les maisons closes géante où les hommes vont aller décharger leur haine dans les vagins des femmes.
Le sexe est une drôle de chose qui génère le meilleur comme le pire. Le sexe peut être lié à l’amour ; il peut aussi être lié à la haine. Une haine globale qui s’exprime dans la haine des femmes. La violence sexuelle m’exaspère, me heurte et je me sens humiliée par ce qui va se passer là-bas, parce que je suis une femme simplement et qu’il s’agit de violence, de haine, d’objets sexuels, de mépris…
Qui seront ces femmes ? Tout le monde le sait, de jolies filles de l’Est, blondes et jeunes auxquelles on aura fait miroiter un travail et qui se retrouveront dans un bordel.
Aucune femme ne se prostitue spontanément, ni même pour de l’argent. Une femme est amenée à se prostituer toujours par le biais d’un homme qui la séduit et lui fait croire d’autres choses. Elle se retrouve embringuée dans la prostitution et si elle s’y refuse (alors qu’elle est loin de chez elle, de sa famille, sans soutiens) elle est frappée, violée (pour l’habituer), droguée. Certaines qui résistent encore sont encore frappées, et certaines sont tuées (ça ne fait pas les grands titres des journaux). Ces femmes ne sont pas choisies par hasard, elles sont repérées quand elles sont en situation de détresse et surtout sans famille. Autrefois, les chercheurs de filles s’installaient dans les gares parisiennes et repéraient les provinciales naïves montant à Paris, ils séduisaient, engageaient la conversation et repéraient celles qui étaient en rupture avec leur famille et suffisamment faibles. Aujourd’hui c’est à l’Est que ça se passe mais les techniques sont les mêmes.
Pétition sur http://catwepetition.ouvaton.org/php/index.php
Par Lauer
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Jeudi 18 mai 2006
Pourquoi il ne faut pas légaliser la prostitution : parce que légaliser c’est dire « oui, nous sommes d’accord avec cette pratique, c’est une chose que notre société accepte et reconnaît ».
Dire que la prostitution existe et qu’il vaut mieux l’entourer légalement que la laisser dans l’ombre, c’est oublier qu’il y a des tas de moches choses qui existent et qui ne sont pas légalisées (au contraire) comme l’injure raciale (vieille comme le monde et comme la prostitution), l’esclavage, les violences. Le moyen d’aider les femmes réside bien plus dans la prévention, les bus qui essayent de sortir les femmes de là et le respect des hommes et des femmes enseignés par l’école et les parents.
Par Lauer
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Mercredi 3 janvier 2007






J'ai entendu sur France Inter à l'instant Jean Marc Fédida, avocat, parler de son livre "L'horreur sécuritaire". Même si ce qu'il dit parait terrifiant, cela fait du bien d'entendre enfin quelqu'un qui critique vertement les excès de la très en vogue sécurité. Plus encore, il critique le comportement agressif des politiciens en charge de l'intérieur, et oui, je suis tellement d'accord que l'agressivité rend rarement celui d'en face généreux et respectueux. La soumission par la violence rend violent. J'y reviendrais.
 
Par Lauer
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Lundi 8 janvier 2007


Années 70.
Voiture de Sport, rouge, décapotable.
Virilité jouissive et libre.
Années 2000.
Voiture 4X4, noire, vitres fumées.
Virilité patriarcale et sécurisante.
Du style automobile comme révélateur social.

Par Lauer
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Vendredi 9 mars 2007
L’autre jour j’ai écouté (ou entendu) Jean-pierre Rafarin sur France Inter. Il a pondu un livre, histoire de se faire inviter sur les émissions « culture ». Bien sûr il n’a parlé que de politique et des présidentielles et il a été vil et bas en ne nommant Ségolène Royal que par son prénom : Ségolène ceci, Ségolène cela. Par contre « «Monsieur Sarkozy », « monsieur ceci », « monsieur cela ».C’est loin d’être l’effet du hasard, c’est une manière de rabaisser quelqu’un de ne l’appeler que par son prénom lorsque l’on nomme tous les autres par leur civilité et leur nom de famille. Moi j’appelle ça du sexisme. Et encore, on a évité le « Ségo », trop intime, voire attachant peut être.
Ça a duré une heure, les journalistes (qui ne sont pas des idiots) n’ont rien dit. D’ailleurs eux-mêmes, au début de l’ascension de Ségolène Royal donnaient allègrement du « Ségolène » ou du « Ségo ». Depuis quelques temps, ils disent  »Madame Royal » » ou « Madame Ségolène Royal »ou « Ségolène Royal ». Il était temps. Je me demande si c’est réfléchi de leur part ou si l’inconscient a fait son travail (je veux dire maintenant qu’elle est sérieusement présidentiable).


Par Lauer
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Jeudi 16 août 2007
J'étais à Périgueux fin juin pour une exposition et j'ai eu l'occasion de visiter le musée d'art et d'histoire de la ville. Dans une partie du musée, il y a une série de tableaux de paysage XVIIIè que j'ai regardé avec curiosité jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec un assez petit tableau qui avait allègrement glissé de son cadre. Glissé de plusieurs centimètres, c'était flagrant. Et il était là, présenté au public dans cette mauvaise posture sans que personne ne s'en émeuve ni ne le remette bien en place.

Et cela me rapelle également un projet arsistique à voir sur le blog d'Agnès:
http://www.agnescappadoro.com/chronotes/2006/02/23/72-projets-pour-ne-plus-y-penser/
reproduit partiellement ci-dessous:
 














La “cimaise mobile homéostatique à roulettes suiveuse et qui parle” … “pour sauver les petites oeuvres d’art de l’oubli” de Gilles Barbier :

Il s’agit d’une cimaise montée sur roulette, dotée d’un dispositif capable de repérer un visiteur et de le poursuivre pour lui expliquer que la “petite oeuvre d’art un peu oubliée” qui y est accrochée est digne d’interêt :

””Des fois, le visiteur n’écoute pas ! Alors, la cimaise le suit jusque dans la rue !””

J’adore cette idée ; Je la trouve drole, je la trouve à la fois décalée et pleine d’une profondeur un peu désabusée. Je trouve qu’il y a dans ce projet une vraie réussite; le mélange entre la gravité (le thème de l’oubli) et l’ironie. C’est vrai que, d’une manière générale, j’aime beaucoup le travail de Gilles Barbier, mais j’aime tout particulièrement sa petite cimaise, qui fait désormais pleinement partie de mon imaginaire, de mon univers.

agnès cappadoro
Par Lauer
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Vendredi 14 août 2009
Voilà une vidéo créée à l'origine avec flash, un logiciel d'animation. Il s'agit donc plus d'une animation transformée en vidéo que d'une vidéo classique.
La qualité est assez moyenne ici. Vous retrouverez la même de meilleure qualité sur mon site:
http://www.emmanuellelauer.com/artnumerique.html
http://www.emmanuellelauer.com/docLPC/pages/LPC3.html

Ce travail (qui est une partie d'un ensemble) a été présenté à Viry-chatillon en 2005 et peut être bientôt au triton lors des soirées "short cut" de virginie courouge
http://www.virginiecourouge.com/artvideo/shortcut.html

Il s'agit d'un travail sur le besoin humain de se fédérer autour d’une représentation iconique et sur le partage de la souffrance humaine. Utilisation  des images de personnages en adoration, en prière, en recueillement. L’objet de leur recueillement  est remplacé par une télévision en marche diffusant « la grande messe du 20h ». Personnages en mouvement, quelques visages des personnages sont remplacés par des figures contemporaines.

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