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Jeudi 16 août 2007
J'étais à Périgueux fin juin pour une exposition et j'ai eu l'occasion de visiter le musée d'art et d'histoire de la ville. Dans une partie du musée, il y a une série de tableaux de paysage XVIIIè que j'ai regardé avec curiosité jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec un assez petit tableau qui avait allègrement glissé de son cadre. Glissé de plusieurs centimètres, c'était flagrant. Et il était là, présenté au public dans cette mauvaise posture sans que personne ne s'en émeuve ni ne le remette bien en place.

Et cela me rapelle également un projet arsistique à voir sur le blog d'Agnès:
http://www.agnescappadoro.com/chronotes/2006/02/23/72-projets-pour-ne-plus-y-penser/
reproduit partiellement ci-dessous:
 














La “cimaise mobile homéostatique à roulettes suiveuse et qui parle” … “pour sauver les petites oeuvres d’art de l’oubli” de Gilles Barbier :

Il s’agit d’une cimaise montée sur roulette, dotée d’un dispositif capable de repérer un visiteur et de le poursuivre pour lui expliquer que la “petite oeuvre d’art un peu oubliée” qui y est accrochée est digne d’interêt :

””Des fois, le visiteur n’écoute pas ! Alors, la cimaise le suit jusque dans la rue !””

J’adore cette idée ; Je la trouve drole, je la trouve à la fois décalée et pleine d’une profondeur un peu désabusée. Je trouve qu’il y a dans ce projet une vraie réussite; le mélange entre la gravité (le thème de l’oubli) et l’ironie. C’est vrai que, d’une manière générale, j’aime beaucoup le travail de Gilles Barbier, mais j’aime tout particulièrement sa petite cimaise, qui fait désormais pleinement partie de mon imaginaire, de mon univers.

agnès cappadoro
Par Lauer - Publié dans : société
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