CATÉGORIES

Lundi 8 janvier 2007


Années 70.
Voiture de Sport, rouge, décapotable.
Virilité jouissive et libre.
Années 2000.
Voiture 4X4, noire, vitres fumées.
Virilité patriarcale et sécurisante.
Du style automobile comme révélateur social.

Par Lauer - Publié dans : société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 3 janvier 2007






J'ai entendu sur France Inter à l'instant Jean Marc Fédida, avocat, parler de son livre "L'horreur sécuritaire". Même si ce qu'il dit parait terrifiant, cela fait du bien d'entendre enfin quelqu'un qui critique vertement les excès de la très en vogue sécurité. Plus encore, il critique le comportement agressif des politiciens en charge de l'intérieur, et oui, je suis tellement d'accord que l'agressivité rend rarement celui d'en face généreux et respectueux. La soumission par la violence rend violent. J'y reviendrais.
 
Par Lauer - Publié dans : société
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 5 octobre 2006
Voilà une facture de quelques éléments électriques dont j'avais besoin. Le langage des électriciens m'a toujours surpris par son côté sexuel...
Il faudra que je fasse un inventaire.
Par Lauer - Publié dans : corps
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 septembre 2006
Le musée précaire Albinet
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre sur le projet de Thomas Hirschhorn du « Musée précaire Albinet » : le projet était de faire venir dans un musée construit pour l’occasion dans un quartier défavorisé d’ Aubervilliers en seine-saint-denis des chefs d’œuvre du 20è siècle. De VRAIS chefs d’œuvre, et non pas des reproductions.Le livre relate le parcours long et semé d’embûches pour y arriver et se lit comme un roman d’action. Les discussions financières sont palpitantes et la réussite semble tenir d’un miracle (en fait beaucoup d’obstination) ; au final des Mondrian, des Duchamps ORIGINAUX offerts à la contemplation de ces gens qui n’iraient pas les voir dans un musée (trop chic, trop cher, trop étranger). Le projet est sublime, le résultat aussi.
Réponse d’un artiste sur (et entre autre) :
-la société du spectacle » comme en parle Debors, pour qui notre époque a oublié les originaux et leur force pour ne nous laisser voir plus que des reproductions par milliers.
- les lieux de culture tellement élitiste (par la forme plus que par le fond souvent) tellement chics que l’on n’ose pas y entrer.
« l’art peut changer la vie » c’est ce que dit avec force Thomas Hirschhorn.
Par Lauer - Publié dans : art,sexe et sens
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 septembre 2006
Il y a dans le livre une note sur la sécurité et le fait qu’elle mette des bâtons dans les roues à bien des projets artistiques. Ce phénomène de sécurité est très représentatif de notre époque et il atteint toutes les sphères même celle où l’on espère un maximum de liberté. Je m’interroge souvent sur la sécurité car elle est partout, omniprésente. De même qu’est partout l’encouragement à prendre les devant, savoir prendre des risques. On forme les gens au respect des normes et de la sécurité, puis on leur demande de « savoir prendre des risques au bon moment ». C’est très paradoxal. Et moi même je suis la première à  respecter les contraintes de sécurité, puis de temps en temps à ne pas les suivre, me sentant très coupable à ce moment là. J’essaye de faire des distinctions entre sécurité et sécurité ; j’ai trouvé (peut être) une idée qui est celle de la sécurité qui sauve la vie (qu’il faudra que je respecte) et celle où la vie n’est pas en danger (que je pourrais transgresser), mais ce n’est pas si simple en pratique.
On enlève les bacs à sable (sécurité hygiénique), on enlève les balançoires (oui, il y eu des morts), on met des barrières (cordon de sécurité), on enlève les barrières (risques d’étouffement)…la sécurité est partout et la mort nous guette à tous les coins de rue. On n’a pas envie de mourir, mais à force de tout faire pour ne pas mourir on ne bouge plus. Et c’est bien normal de ne pas avoir envie de mourir, qui osera critiquer la sécurité qui protège nos vies et celles de nos enfants ? Oui, mais prenez des risques, on n’a rien sans rien. Le serpent se mord la queue et il n’y a pas de solution.
La sécurité, donc, préserve la vie, alors j’en suis venue à penser que c’était un concept « féminin » lié à l’instinct de préservation de nos petits. Et, par ailleurs, le concept de « prendre des risques » est qualifié de masculin (ou viril). Les deux s’enlacent et jouent de leur antagonisme allègrement.
La société s’est féminisée de par l’entrée des femmes dans le monde du travail, peut être est-ce toutes ces influences féminines mises bout à bout qui ont porté la sécurité sur un tapis rouge?

Par Lauer - Publié dans : art,sexe et sens
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 18 août 2006
Quelques squelettes d'oursins trouvés par centaines cet été au bord de la mer bretonne. Une beauté étrange comme s'ils venaient d'un autre monde (le monde sous marin, d'ailleurs, regorge d'étrangeté).
Ce sont des coquilles de calcaire d'une blancheur éclatante d'un dixième de millimètre d'épaisseur qui se cassent juste en les prenant dans la main.
 
Par Lauer - Publié dans : nature
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006















  Google earth a fait des photos satellites de toute la planète et a reconstitué notre planète vue du ciel. Des photos suffisamment précises dans les grandes villes pour que l’on trouve sa maison vue du ciel. Dans les régions moins habitées on ne trouve pas (pas encore) son champ ou sa maison.Hello Big brother.
Je suis allée faire un tour à Moscou mais le photos ont été réalisées en hiver, c’est tout gris, sinistre. En région parisienne les photos sont fin d’été, verdoyante, c’est plus agréable. New york est amusant car deux buildings côte à côte penchent dans des sens opposés ; le montage photo fait fi de la perspective.
Des questions éthiques se posent sur la surveillance de individus, mais rien n’arrête la technique, sauf peut être des lois à venir. Pour l’instant ça vaut le détour et c’est gratuit.
http://earth.google.com/

ma maison vue du ciel.    
Par Lauer - Publié dans : Religion
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006
Pourquoi il ne faut pas légaliser la prostitution : parce que légaliser c’est dire « oui, nous sommes d’accord avec cette pratique, c’est une chose que notre société accepte et reconnaît ».
Dire que la prostitution existe et qu’il vaut mieux l’entourer légalement que la laisser dans l’ombre, c’est oublier qu’il y a des tas de moches choses qui existent et qui ne sont pas légalisées (au contraire) comme l’injure raciale (vieille comme le monde et comme la prostitution), l’esclavage, les violences. Le moyen d’aider les femmes réside bien plus dans la prévention, les bus qui essayent de sortir les femmes de là et le respect des hommes et des femmes enseignés par l’école et les parents.
Par Lauer - Publié dans : société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006







Honte
Le mondial de football se prépare allègrement et si peu s’émeuvent de cette horreur que vont être les maisons closes géante où les hommes vont aller décharger leur haine dans les vagins des femmes.
Le sexe est une drôle de chose qui génère le meilleur comme le pire. Le sexe peut être lié à l’amour ; il peut aussi être lié à la haine. Une haine globale qui s’exprime dans la haine des femmes. La violence sexuelle m’exaspère, me heurte et je me sens humiliée par ce qui va se passer là-bas, parce que je suis une femme simplement et qu’il s’agit de violence, de haine, d’objets sexuels, de mépris…
Qui seront ces femmes ? Tout le monde le sait, de jolies filles de l’Est, blondes et jeunes auxquelles on aura fait miroiter un travail et qui se retrouveront dans un bordel.
Aucune femme ne se prostitue spontanément, ni même pour de l’argent. Une femme est amenée à se prostituer toujours par le biais d’un homme qui la séduit et lui fait croire d’autres choses. Elle se retrouve embringuée dans la prostitution et si elle s’y refuse (alors qu’elle est loin de chez elle, de sa famille, sans soutiens) elle est frappée, violée (pour l’habituer), droguée. Certaines qui résistent encore sont encore frappées, et certaines sont tuées (ça ne fait pas les grands titres des journaux). Ces femmes ne sont pas choisies par hasard, elles sont repérées quand elles sont en situation de détresse et surtout sans famille. Autrefois, les chercheurs de filles s’installaient dans les gares parisiennes et repéraient les provinciales naïves montant à Paris, ils séduisaient, engageaient la conversation et repéraient celles qui étaient en rupture avec leur famille et suffisamment faibles. Aujourd’hui c’est à l’Est que ça se passe mais les techniques sont les mêmes.
Pétition sur http://catwepetition.ouvaton.org/php/index.php
Par Lauer - Publié dans : société
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus